Absent de la blogosphère, que dis-je, de l’Internet depuis 10 jours, c’est les doigts de pieds en éventail devant la cheminée que je prends, enfin, le temps d’écrire une note de retour. 10 jours. 10 jours dans le froid des Alpes franco-suisses, seul dans un chalet, avec Madame et Mademoiselle. 10 jours de ski pour Mesdames, de Snowboard pour moi. Et 10 jours de courbatures en perspectives et peut-être même un petit os qui tient la place de feu notre queue de fêlé. Pas de WiFi, même pas une prise téléphonique. Un minimum de GPRS que je n’ai exploité qu’une fois, pour vérifier la météo. Non, la blogosphère ne m’a pas manqué. Bien entendu j’ai ragé de ne pouvoir être présent à la grande fête organisée le 25. Évidemment le 26 j’ai fait le tour des maisons de la presse pour trouver et acheter Netizen. Mais l’appel de la nature et bien trop fort.
Aussi, je l’annonce : j’ai décidé d’ouvrir un chalet de restauration à la montagne. À 4 euros le citron chaud, 14 euros le plat du jours et 3 euros le soda, tu peux vite devenir millionnaire. Plus que l’argent, une qualité de vie, au sein de la nature, à « offrir » à tous ces Anglais des pintes de bières qu’ils avalent à 11h aussi naturellement que nous, pauvre français de la zone euros, nous nous déshydratons avec de l’eau. De l’eau d’Evian qui coule au robinet, s’il vous plait. Par ici les bonnes Livres Sterling.
Et puis, plus de problèmes de fringues. La polaire est reine de la mode dans nos alpages. Une bonne paire de jean, des godillots de montagne, des cheveux sales et du beurre de cacao sur les lèvres et zou, tu rentres dans le standard savoyard ! Ici, Diesel, c’est pour les voitures. Paul & Joe, ce sont des touristes. Hermès, un vague dieu de la mythologie. Et le Cartier ne concerne que le roblochon, bien entendu. Critique ? Non, je taquine. Quoi que. Tout n’est qu’histoire de priorité. Finalement, ce que j’ai envi de chercher dans les Laurentides, pourquoi ne le trouverais-je pas chez nous ? Le saucisson en plus ! Et ça, pour rien au monde je ne pourrais m’en passer.