Ce week-end, il m’est arrivé quelque chose de terrible. Suite à des nuits agitées dues essentiellement à la gastro de Mademoiselle la semaine passée (serpillière à 1h, puis à 2h, puis à 4h du matin, du pur plaisir les amis !), ce samedi, je suis tombé comme une mouche morte en plein vol. Fatigue cumulée, tensions, dépressions, bref, j’étais aussi fatigué qu’un spaghetti dans une casserole : tout mou. Aussi, à 21h30, j’étais les bras de Morphée (qui vous passe le bonjour au passage), en train de faire des pâtés avec le marchand de sable. Des nuages roses dans un ciel vert, des citrouilles bleues dans des champs blancs, un rêve tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Non, ce qui est moins ordinaire, c’est ce qui s’est passé à 1h45 précisément. Mon 3e oeil, celui qui voit ce que je ne vois pas, a tirer un peu trop fort sur le nerf optique pour faire réagir un minimum ma petite cervelle. Magie du mystique, ou piqûre d’un moustique, je me suis levé brutalement. Instinctivement, comme un geste de survie, je suis allé m’enfermer dans les toilettes. Là au moins, il ne m’arrivera rien.
Nu comme un ver, un Voici sur les genoux, je me retrouve donc comme un con dans ma Panic Room à moi, avec comme seuls accessoires de survie un magazine à potin, un rouleau de papier rose, de l’immodium et un balai à chiotte. Étrangement, je me sentais en sécurité. Un peu trop d’ailleurs, car 40 minutes plus tard, je décide de sortir de ma planque pour découvrir la cause de mon réveil. Je le sais, quelqu’un me regardait dormir. Mais qui ? Pourquoi ? Comment ? Quand, ça, je sais par contre...
Balai dégoulinant de javel à la main, les bijoux de familles dans l’autre (instinct de survie toujours), je passe ma tête dans l’ouverture de la porte coulissante, et j’observe. En fait, je n’observe rien, car il fait noir. Second instinct de survie, j’allume la lumière. Puis là, plus rien, le trou noir, un grand vide. Je ne sais plus ce qu’il est arrivé. Peut-être une « near death expérience », peut-être qu’un ange m’a protégé ou que des Aliens m’ont enlevé pour m’étudier les intestins (sans immodium, c’est pas moi la gastro !). Je ne saurais jamais. Car à 9h40, le dimanche, je me suis réveillé, toujours nu, toujours la main protégeant ma future descendance mais dans le lit conjugal.
Quelques gratouilles, puis je sors ma main du lit, suivi rapidement de mon corps et de mes jambes, puis ma personne toute entière. J’avais rêvé. C’est certain. 10h05, Madame hurle. J’accours dans la cuisine où elle prépare son petit-déjeuner. Horreur ! Dans le réfrigérateur, à côté de la bouteille de lait se trouve le balai à chiotte, délicatement rangé... Vous comprenez à présent pourquoi je ne bois jamais de lait !
Troublant non ? Non ? Trou blanc alors !
Il n'y a pas si longtemps, j'ai regardé Taken. Pas mal du tout au fait comme série.