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vendredi 29 avril 2005

Maturité

Juste une question au passage. A quel age s’arrête-t-on de mûrir ? Je remarque juste que j’ai vécu déjà beaucoup de choses dans ma petite vie, et pour chacun de mes grands moments de vie, je pense qu’aujourd’hui, j’ai profiterais plus, que je pourrais faire mieux. Des rencontres, des lieux, des moments, des émotions, des opportunités… L’expérience de la vie, ça doit être ça…

jeudi 28 avril 2005

Tropiques alcooliques

Plage Les quatre années que j’aurais passé aux Antilles auront été très productives et enrichissantes. Paternité pour moi, maternité pour Madame, entrepreneuriat, découverte de la vie rurale, survie dans un univers parfois hostile, entrée et errance  (par erreur sûrement) dans l’informatique et les telcos, bref, j’ai acquis un beau bagage. Je ne compte pas le temps passé sur notre belle Guadeloupe, c’est une histoire qui remonte à 1992… On volait sur Aéromaritime et Minerve (ex-AOM, ex-AirLib, futur rien du tout) à l’époque, pour vous dire ! Plus que le sable fin de Grande Anse entre mes doigts de pieds, ce qui me manque le plus, c’est le ti-punch.

Le ti-punch guadeloupéen plus exactement. Rhum de Bologne (ça, c’est pour mon côté Basse-Terre) voir du Damoiseau ou du Père Labatt. BologneUne bonne cuillère de sucre de canne (Gardel plus que Marie Gallante ou mieux, mais plus cher, du sucre de canne de Nevis). Un filet de citron vert, un citron-punch de préférence, plus petit, plus fort. Éventuellement, un petit glaçon dedans… Je sais, ce point là est très discutable… Mais bon, moi, j’aime bien. Et là, facultatif, mais top of the top, un demi maracudja frais dedans. J’en salive les amis. Je ne suis pas un alcoolique, mais là, je tombe pour ça. Et rien à faire. Ca ne marche que là-bas.

Alors, pitié, arrêtez de nous servir vos faux ti-punchs à base de Bacardi ou autre rhum industriel, et avec du sucre roux sans goûts. Autant mettre du Canderel et de l’alcool à 70°, ça ne serait pa plus mauvais. Même la pointe de citron vert importé du Costa-Rica ne va pas. Ca sonne faux, et le plu souvent, c’est dégeulasse. Mes Antilles, ma Guadeloupe, c’est celle de la campagne. Celle du ti-sec, celui qui fait tomber les dents de devant tellement il est fort. Tellement il est authentique. Le rhum, c’est la vie. C’est cette vie. C’est ce que j’ai regretté en quittant mon île…

PeleAujourd’hui, d’obscures raisons familiales « m’empêchent » de revenir là-bas. Pas envie de croiser certaines personnes, celles qui retournent leur veste aussi vite que leur ombre. Pourtant, ma fille, je veux que tu connaisses ton pays. Tu es créole, né en Basse-Terre, élevé à Deshaies, la vrai Guadeloupe. Un jour, je t’y emmènerais. Et je me ferrais un ti-punch maracudja. Avec Madame. Sans regrets. Juste en profitant de ce moment… En sirotant notre nectar adoré !

Tyenbé !

Photographie de Jean-Luc de Laguarigue

mercredi 27 avril 2005

Marché pas si conclu...

T070873aJ’adore aller au marché. Odeur et saveur, envie et frénésie, papilles et pupilles, tous nos sens s’éveillent. Et comme j’aime cuisiner les produits frais (et oui, pas seulement les pates, les lentilles et autres purées de pomme de terre deshydratées...), j’ai bien souvent pas mal de boulots en revenant de ces halles éphémères. Pourtant, je ne sais jamais, mais bien jamais, ce que je vais préparer. Et je suis incappable d’anticiper. Aussi, je reviens bien souvent du marché avec les mêmes produits que la semaine précédente. Lui-même identique, etc. La créativité intervient qu’au niveau du poulet grillé au bouquet de fleur, encore une fois, le marketing olfactif.

Pourtant moi aussi j’aimerais avec mes neuronnes en fête face à ces étales remplits de légumes, d’abbats, de charcutailles de notre pays. Et d’autres. Pouquoi chez le boucher prends-je toujours les mêmes morceaux ? À part un léger écart avec des topinambours (excellents par ailleurs), notre classique patate à de beaux jours devant elle chez nous. Pour cela, j’admire Pascale ou Estelle qui nous pondent des recettes simple, facile d’accès, avec des produits classiques aussi. Pouquoi y arrivent-elles, elles ? Le cerveau de la femme est-il plus adapté, plus sensible ? On ne peut pas être bon à tout, certes, mais tout de même. Je pense avoir assez d’ouverture d’esprit pour repartir avec des produits interessants et pouvoir proposer à ma petite famille une palette culinaire plus large… Adepte du « Think Different », je suis un pépère du cabas. C’est triste ça.

Ce soir, j’ai eu droit à ma saucisse de Morteau avec ses patates. C’est bon, c’est saint, c’est gras. Donnez-moi vos ficèles. Votre petit truc à vous sur le marché, c’est quoi ? Que j’impressionne ma petite femme. Que je lui fasse pétiller ses yeux. Sans que je passe ma nuit dans les fourneaux non plus hein, sinon, je vous raconterais quand les résultats !

J’ai la tête qui me tourne…

Une journée importante pour la blogosphère aujourd’hui. Des choses se passent, des gens discutent, des idées fusent, des histoires cassent, de signatures changent les choses. Aujourd’hui, je vous le dis, les choses vont changer.

Signature

Que de papiers à signer. Mais l’aventure en vaut la peine…

dimanche 24 avril 2005

Good Morning Sunday !

Timon_and_pumbaQu'est-ce qui se lève à 8h du mat un dimanche et qui est assis sur son canapé avec son PowerBook sur les cuisses et devant Timon et Pumba ? Réponse : un Papa. Que voulez-vous faire quand dans votre someil une douce petite voie bien familière vous glisse :

« C’est toi qui te lèves aujourd’hui, je t’attends sur le canapé »

Le tout, suivi d’un délicat baisé sur mon front. En moins de 5 minutes, j’étais « habillé », en train de verser du lait dans un bol de céréal. Sachant que je suis incapable d’engloutir quoi que ce soit le matin, j’ai regardé tombé la fine pluie sur le potager, pensant à mettre de l’anti-limace si on veut un jour manger ces salades.

Quelques cirgarettes non-fumés et un kiwi plus tard, nous migrons dans le salon. Sur mon canapé, protégé par mon écran, il ne peut rien m’arriver. Porte fermée pour protéger madame toujours entre les doigts de Morphé, je découvre à présent avec stupeur les publicités pour enfants. « Barbie Nouvelle Star ». Nom de Dieu, quelle horreure. Quel manque de créartivité, quelle exploitation marketing, quelle lueur au fond des pupilles de fille.

Pas de délation
Juste un petit flashback. Samedi, après une scéance lèche vitrine (berk) du côté de chez Madame Buz5z, nous sommes allé dans le petit square à côté de chez. Les gens élèvent n’importe comment leurs gamins, je vous le confirme. Pauvres gamins. Je ne veux pas entrer dans le trip « on est des supers parents », je ne suis pas du genre à me lancer des fleurs. C’est les autres qui me font peur. Je pense qu’un jour une Fée leur a ditque leur gamin était le Roi ou la Reine et qu’ils avient donc tout les droits. Incroyable, mais le s’il vous plait est totalement demodé. Ainsi, si un gamin vous balance à fond les yahourts un balon dans votre tête, il ne faut pas étonner si les parents du p’tit-cul p’tit-con rigoles. C’est normal. Je comprends de plus en plus le concepte de Super Nanny sur M6...

DoraBref, je m’assoie sur le revetement tout mou du square tout en discutant avec un ami quand mon téléphone se met à sonner. Mais sonnerie habituelle est hyper classique. Sinon je n’entends pas. Mais là, c’est une autre sonnerie qui retentit de ma poche.

« Tut tutut tut Dora, Tut tutut tut Dora, Dora, Dora Dora l’Exploratrice ! Dora ! »

Et là, un troupeau de gamins qui se tourne vers moi. Sourrire. Sourrire de con surtout. Heu...

« Allo ? C…. ? »

Oui Monsieur C., alias Monsieur V. avait, par erreur (le salop) appelé mon numéro, tout en continuant sa life… En gros, il m’a laissé comme un con avec ma sonnerie débile et en me prenant un rateau devant des gamins persuadés que j’ai raccroché au nez de Dora. Pour ça, C. / V., tu paieras !

Allez, je vous laisse, il y a Kim Possible à présent…

Ron, pschiiiiitttttt…..

vendredi 22 avril 2005

Mes bambous, mon voisin et moi

B000063lje08lzzzzzzzDans notre petit bout de jardin, nous avons planté de magnifiques bambous. Et comme nous sommes des gens respectueux, nous avons pris soins de mettre une toile spécifique dans la tranché où nous avons planté nos 6 bambous. Malheureusmeent, ces fourbes de bambous ont la fâcheuse manie de lancer leurs racines (des rizomes) par dessus la toile, en rase motte, et de filer chez nos chers voisins. Nous passons donc notre temps à courir après chaque morceau ; nous essayons coute que coute d’empêcher la garnde évasion.

Mais voilà, nos voisins, ce ne sont pas des rigolos. Le premier est le procédurier de notre petite résidence tranquille. Autant dire qu’il n’en est pas à son premier procès, et vient justement d’en perdre deux contre le syndic. Sa tactique à lui, lors des réunions de copro, c’est de ne rien dire, puis d’envoyer des recommandés ensuite. Chacun sa conception de la vie. La sienne, je la trouve triste. L’autre jour, l’ensemble de la copro s’est réuni pour faire des TIG. Oui, comme à l’armée, des traveaux d’intérêt généraux. Objectif, économiser sur les charges en faisont nous même, avec nos petites mains de ctadins. Pas d’obligation, mais ceux qui veulent participer sont les bienvenus. Apéro et barbeccue à la fin. Nous avons tout nettoyé, tondu, vernis, peint, nous avons même poseé des pavés au sol. Et notre cher voisin, vous savez quoi… Il veut fair eun procès car nous n’avons pas mis la couleur identique de peinture dans un couloir exterieur. Franchement, il ne mérite pas des baffes ?

Maintenant, chacun ses affaires. Sauf que là, il y a donc une histoire de bambou entre lui et moi. Et donc, plutôt que de venir nous en parler, non, il en parle discretement à notre second voisin. Celui-là, one ne le connaît pas du tout. On a bien croisé quelques fois Madame, mais bon. Le sourrire et le bonjour ne fait pas partie de leur éducation. Eux, ils cultivent de magnfiques pissenlis dans leur jardin. Sympa ! Nous on lutte avec des pinceaux et du RoundUp contre ses bouffeurs de gazon, et eux, ils en distribuent à tout le quartier.

BamboupumilaLeur stratégie, c’est de prouver que nos bambous s’attaquent aux fondations de la résidence. Que ca perse le béton. J’ai dû investir une fortune dans un pneumo-perforateur alors que j’avais des bambous, trop con ça ! Par contre, le maronier d’un autre voisin, celui qui nous fait de l’ombre, il ne s’attaque pas au béton celui-là hein ! J’ai donc profité de ce RTT pour border nos parties mitoyennes afin de voir ces échappées. Et les couper (couic) au bon momment.

Aussi, si vous cherchez un voisin sympathique, contactez-nous, nous sommes une joyeuse petite bande copro à vouloir faire des barbeccue, des apéros, et à vouloir profiter de la vie sans se prendre la tête, et on vous offrira avec joie notre cher voisin rabat-joie. Alors, kinenveut ?

jeudi 21 avril 2005

Royco Minute Blog

Penseur Je me cache derrière mon écran. Je me fais tout petit. J’ai la tête un peu ailleurs, mais je n’oublie pas mon blog pour autant. Je prends des photos, je pense à des choses, j’en fait d’autres. Je pense entrer dans une période de mue. Un peu comme un serpent, j’ai envie de changer de peau. Mais pour cela, il faut prendre des forces, de l’inspiration, du recul. En aucun cas je ne souhaite lâcher ce blog. Ni un autre. Ni le vôtre, que je lis toujours quotidiennement, même si je ne laisse pas de commentaires.

Je ne veux pas organiser des jeux, ni des concours. Je ne souhaite pas migrer à Casa faire des vagues. Je veux que ce blog soit à mon image. Et à mon rythme. Car un blog, c’est plus que son ego que l’on couche sur un clavier. C’est plus que du code ASCII sur un écran LCD. Ce sont des idées, des convictions, des idéaux, des vérités, des erreurs, des bêtises, de l’intelligence. C’est tout ce dont on est fait. Tout ce dont je suis fait. Je veux être fidèle à cela. Je veux être fidèle à moi-même.

Je suis en pleine forme, je m’épanouis de jour en jour un peu plus. Le petit gaillard que je reprends beaucoup d’assurance, perdu pendant quelques années un peu difficiles. Mon amour propre. Et aujourd’hui, je partage tout cela un peu plus qu’avant avec Madame, plutôt qu’avec vous. Mais comme disait l’autre : « I’ll be back ». je rajouterais à cela : « Soon !!! ».

A très bientôt,

A demain même,

mardi 19 avril 2005

Intermède

Cher tous, chers amis,

Une petite note pour vous dire que le temps passe vite en ce moment. Et que j’essaie de profiter au maximum de chaque moment que je peux passer avec ma fille et ma petite femme. Aussi, excusez-moi. Je suis beaucoup moins assidu. Je poste moins. Je vous visite moins. Je lis, mais commente à peine. Mais je vais revenir, bientôt, vite, rapidement. Je me ressource. Je m’inspire, et je vous promets de belles notes.

B0002coak203lzzzzzzzJe découvre des nouveaux lecteurs de mon blog. Marrant. Je découvre leurs blogs aussi. J'adore. Ça me fait plaisir, de voire que ça bouge, que ça évolue. C'est rassurant. Vous êtes tous toujours les bienvenus dans mon espace. Dans mon petit bout de vie sur le web.

Un petit résumé de ma vie depuis ma dernière note : potager planté, nouvelle nounou demain, officialisation de ma participation à une belle histoire, un voisin qui veut me foutre un procès à cause d’une vague histoire de bambou qui l’envahiraient, visualisation hier de mon film culte « Lost in Translation », bref, que du classique, que du banal. Que de la vie. Que des choses à partager.

À bientôt,

Damien

jeudi 14 avril 2005

El Bulli : Nous sommes chez Adria Ferran !

El Bulli, ce n'est pas un restaurant comme les autres. Ici, vous ne venez pas manger. Vous ne venez pas parce que vous avez faim. Vous venez pour vivre un moment, des émotions, des sensations. Tout se présente comme un spectacle, un show et, bien entendu, nous sommes les spectateurs, les serveurs les acteurs, la direction se fait depuis la cuisine. Le réalisateur, c'est Adria Ferran. Et il maîtrise !

P4020045C'est donc naturellement que Madame et moi prenons place sur la banquette, côte à côte. Etrange d’être assis dans cette salle et d’avoir nos yeux rivés sur les tables et les assiettes de nos voisins. Derrière nous, des cadres avec des photos de bulldogs. El Bulli, bulldog, je saisis enfin l'origine du nom du restaurant. Je n'avais pas capté avant.

Ici, pas de carte. On découvre au fur et à mesure. On nous impose notre repas dégustation. Notre menu nous sera donné à la fin du repas uniquement.

A la demande d’Anne, voici la seule et unique photo de cette série « à table à El Bulli » où vous pourrez profiter de nos magnifiques minois, à Madame et à moi-même. Profitez, Madame va me faire censurer vite fait bien fait, je le sens venir ! Mais revenons à nos assiettes, ce sont elles les stars.

P4020041A boire tavernier !
Notre serveur arrive. Un apéritif d'accueil va nous être servi. C’est présenté dans un français de qualité, sans pour autant être nickel. On s’en fou ? Pas du tout. Car quand il revient avec une table roulante et qu’il nous annonce une caïpirinha nitro, on s’étonne un peu. Et il y a de quoi. Kézao au fait ? Facile ! Un peu de cachaça, un jus de citron vert, on mélange, on rajoute un peu d’hydrogène liquide d'azote liquide (environ -190° - Merci Estelle qui m'a sauvé la vie !), et hop il y a de la vapeur de tout les côté ! On mélange avec un fouet. Nous, on matte pendant ce temps. Et hop ! Un sorbet alcoolisé ! Spectaculaire. Plus fort, une cuillère de concentré d’estragon prépare notre bouche à accueillir cet apéritif, préparé devant nos yeux ébahis. Notre bouche est enveloppée. Notre caïpirinha est divine. C’est certain, on ne s’est pas trompé d’adresse.

P4020032Amuses bouches
Il s’en suit des olives sphériques. Magnifiques, divines. Tellement indescriptible. Des petites boules blanches qui trempent dans de l’huile. Étrange en bouche. Mais lorsque vous croquez, c’est l’arôme d’un panier d’olive verte qui explose dans votre bouche. Le noyau en moins. Puis vint le pop-corn au fromage, que je suppose être réalisé simplement d’un grain de maïs enrobé de fromage et qui à l’explosion se déforme. Très bon, mais moins original. Les choses les plus bizarres arrivent ensuite. Ici, en photo, de la peau de sole frite. Une peau par personne. Rien ne se perd. Pas mauvais au final, ça vaut des bonnes chips de pomme-de-terre maison ! Pour autant, n’imaginez pas qu’il suffit juste de récupérer de la peau de poisson et de la jeter dans une friteuse. La forme est plus ou moins travaillée. La graisse ne reste pas sur les doigts.

P4020034Allez, un petit dernier pour la route, ces gâteaux électriques. Ils ne portent pas leur nom pour rien. Croquez, mâchez, avalez, attendez. Madame Damdam et moi-même nous sommes regardés les yeux gros et ronds comme des boules de billard : On reçoit des flux de décharges électriques. Un verre d’eau changera tout ça nous prévient-on. Mais non, c’est trop fun ! On ne veut pas perdre cette sensation tout de suite ! Il faudra bien.

Hips !
Le sommelier vient nous voir. Pas facile de choisir un vin sans connaître le menu. Sur ses conseils, nous partons sur un vin blanc. Un argentin. Bon choix. À noter que la carte des vins est magnifiques, sans être exorbitante. Comptez de 40 à xxxx euros, ou xxxx est totalement indécent. Tant qu’à être là, on se fait un plaisir avec des bonnes bouteilles, on va pas se gâcher la soirée en se prenant un vin pas à la hauteur.

Vous savez quoi ? A suivre...

lundi 11 avril 2005

Dans le réfrigérateur

Madame Damdam est au ciné avec ses copines ce soir. Elle a bien raison. Me voilà donc seul avec Mademoiselle Damdam. Pas de panique, je gère super bien mon petit monstre. Pendant qu’elle lit, je check mes blogs. Puis je me dis que je tourne un peu en rond sur mon blog en ce moment. Alors, j’ai décidé de partager un peu plus mon intimité avec vous ce soir. Je vous ouvre une nouvelle porte. Une porte importante, car particulièrement parlante. Qui va me mettre à nu. Tout nu. Mais tout bronzé, c’est pas la saison. Et oui ! Bingo ! Celle de mon réfrigérateur (le premier qui me dit frigidaire se prend une baffe, ça m’horripile !). Alors, vous pensez que nous devons manger quoi ce soir ?

Refrigerateur

Santa Monica est une salope

BenflingueOui, je sais, je n’y vais pas de main morte. J’exagère un peu peut-être même. Mais rappelez-vous, c’était bien avant ma période El Bulli, j’étais en pleine crise de Nounou. Entre Super Nanny qui nous narguait et le manque de visibilité sur une Super Nounou rien qu’à nous, ce n’était pas facile à gérer… Reste que nous avion trouvé Monica. Une petite roumaine de 20 ans. Très gentille. Un peu trop peut-être, au grand plaisir de ma fille, qui voyait en elle des steppes de liberté… 1er mercredi à l’essai. 2e mercredi de confirmation. Puis vint le troisième mercredi. Mercredi dernier. 8h27, on sonne à la porte. Moi qui aime la ponctualité, j’adore.

« Bonjour Monica… »

Freiné dans mon élan à la vision de la moins jeune femme qui l’accompagne.

« Bonjour. Je voulais dire vous. Mais j’ai trouvé un travail nouveau. Mais moi pas avoir téléphone à vous. »

« … »

« Mais je suis venu avec ma cousine. »

« … »

« Elle habite avec nous. »

« … »

Estomaqué que je suis ! Elle vient donc 3 minutes avant mon départ au boulot m’annoncer sur place qu’elle ne vient pas travailler, mais que sa cousine que je ne connais ni d’Eve ni encore moins d’Adam peu garder à sa place ma princesse a moi que j’ai conçu avec Madame Damdam ? On croit rêvé ! Poli, mais ferme :

« Heu… Merci d’être venu nous prévenir Monica, même si ça m’inquiète que vous n’ayez pas notre numéro de téléphone. Mais tant pis pour votre cousine. Pas aujourd’hui, non. Vous avez le téléphone ? »

« Non… »

« Il faudrait au moins que je vous rencontre avec ma femme »

« Non… »

« Que vous vous présentiez… »

« Non… »

« Elle parle français ??? »

« Non »

« Écoutez, je vous appelle Monica et puis on verra pour votre cousine. »

« Non… »

« Merci Monsieur. Au revoir. »

« C’est ça. Au revoir. »

« Non… »

(clac !)

Ca c’est fort tout de même. Autant vous dire que je n’ai jamais rappelé Monica. Elle non plus. Encore moi sa cousine « Non », qui m’effrayait de toute façon. Mais quel culot tout de même…  C’est décidé. Tant pis, mais ma fille laisse tomber le judo, et elle passera ses mercredi avec d’autres enfants du quartier, en garde partagé. De toute façon, elle a déjà eu sa ceinture jaune, et vu qu’elle n’y allait que pour draguer les garçons… On va même économiser de l’argent du coup. Mais tout de même, je n’en reviens toujours pas. Pas cool.

Reste que je suis content pour elle qu’elle ait trouvé un autre boulot, sûrement à temps plein, mais elle aurait prévenu la veille au moins… Nous ne sommes pas en liste rouge, et c’est la moindre de choses que d’avoir noter numéro de téléphone tout de même… Non, Monica n’est pas une sainte, je vous le dis.

vendredi 08 avril 2005

El Bulli, nous voilà enfin !

Hotelrosas L’avantage avec la Costa Brava, c’est qu’au début du mois d’avril, il n’y a pas un chat. Et donc les hôtels sont largement abordables. Notre petit hôtel (le Victoria, des entaines de chambres, donc petit pour les normes locales) est charmant… mais sans charme. Qualité Ibis. Spa en plus. Vue sur la mer méditerranée, un retour à mes sources… Marseillais je suis, marseillais je reste. Mon cœur reste bercé par les douces vagues de cette mer… On se paie une petite ballade sur le sable froid et humide. Il pleut. Un peu. Il y a du vent. On est les seuls couillons sur cette large bande de sable humide. On s’en fou. On est amoureux est on emmerde le monde entier ! Allez, il est à présent 18h30, filons nous habiller. Il est temps.

Dressing room
Alors là, je me la joue super simple. Paire de jean (D.), chemise (PS), veste (PS), chaussure (B). J’ai donc fait attention, mais sans trop en faire non plus. Néanmoins, je vais vivre un repas exceptionnel, je n’allais pas non plus enfiler mon plus beau survêt ! Madame Damdam se fait belle, comme à son habitude, malgré un éclatement de bas au dernier moment. Nous sommes tout beau, tout propre. Un peu de sable dans les pieds. Nous descendons au Lobby. L’amicale de pétanque belge qui s’était réuni dans cet hôtel catalan nous regarde passé comme des vaches regardent un Corail passé. Ca parle flamand. Nous, on a le trac ! Le trac d’aller au restaurant. Le trac d’aller à El Bulli. On a le trac, mais on aime ça. On est fier. Installé dans la 206, nous prenons la route.

Mappy Style
Mappy Ce qui est bien avec Mappy, c’est qu’ils vous indiquent des routes qui n’existent pas forcément. Ou qui n’existe plus. Ou alors qui ne sont accessible qu’avec des engins volants. En tout cas, il est 20h15 et on cherche depuis 30 minutes cette petite rue, à 265m à gauche… Raz la casquette, on s’arrête devant une baraque à frite.

« Por favor Señor, me puede decir donde esta la calle de la puta machina ? Par ir a El Bulli. »

« Ah, vous est française ? Votre route est mauvais. Pas bon. Existe pas. Pas possible. Revenir en arrière. Devant l’apothèque, tourne à droite. 5 croix. A droite. Et ensuite attendre El Bulli. »

« Heu… Merci ! »

De retour dans la voiture...

« Toutouille. Mappy, ce sont des cons. Je te le dis. »

Nous faisons route arrière, tournons à droite à la pharmacie, puis à nouveaux à droite au cinquième croisement. Un joli panneau El Bulli indique la direction. En gros, on est à 7 minutes de l’hôtel.

Sur la route cette fois !
Logoelbulli La route continue. Encore. Et encore. Sans fin. Nous sommes trois voitures à nous suivre. Pas de doute, vu l’environnement, nous allons tous au même endroit. Ca tourne. Et encore. Pas envie d’être malade maintenant moi… Et ça monte, ça monte… Ca tourne encore. Ca commence à descendre… Doucement. Et nous y voilà enfin. Un panneau « El Bulli ». L’entré est 50 mètres plus bas. 8h30, il n’y a pas de valet-parking. Ce n’est pas nécessaire non plus… Des sourires de gosses se dessinent sur nos visages. On y est. 10 mois qu’on a réservé. 10 mois qu’on attend ce moment. Nous ouvrons nos portières. Les cailloux chantent sous nos pas. Le vent tourbillonne. Les feuilles dansent. C’est une fête. Encore 30 mètres et nous voilà face à la porte. J’ouvre.

« Hola ! »

« Hi, we have a reservation for two. Name is Guinet. G U I… »

« Oui, bienvenu à El Bulli. Souhaitez vous visiter les cuisines avant de passer à table ? »

Nous sommes accueillis. On nous attendait. Nous faisons maintenant officiellement partie des happy few. La magie commence. Pour de bon… Oui, pour de bon.

jeudi 07 avril 2005

On y est presque…

Lonelyplanetbarcelone A pied
Le réveil fut difficile. Programme bien chargé pour un week-end bien trop court. Il est 8h30, nous n’allons pas travailler, nous n’allons pas nous occuper de notre fille. Non, rien de tout ça. On va marcher, visiter, grimper. Et même grignoter. Barcelone, c’est grand. Sur une carte en tout cas. En fait, tout est à porté de jambe. Presque. Notre guide du Lonely Planet à la main, nous sommes en pleine exploration en territoire Catalan. Gaudi est omniprésent dans cette ville. Normal en même temps ! Bâtiments coulants et ferronneries extravagantes. Un peu de magasinage au passage, ça ne fait pas de mal. Juste ce qu’il faut.

Burgerking A table
Pause déjeuner très rapide. Ce soir, on va s’en mettre plein la panse, alors il ne faut pas forcer. Puis on doit faire vite. Si, on a osé. On a mangé au Burger King le midi. Dommage que l’on en ait plus en France. C’est bon le Burger King, rien à voir avec le Mac Do. Rien à voir avec l’Espagne non plus cela dit... Le principal, c’est que cette pose n’aura durée que 12 minutes, qu’on a bien rit en pensant au repas du soir alors que nous faisions la queue dans ce fast-food minable de la place de Catalunya. Ce sont les mains bien grasses que nous reprenons les chemins des touristes en ce jour grisâtre.

Lasagradafamiliabarcelona En voiture
Notre périple barcelonais s’achève à 15h devant la fameuse Sagrada Familia. Impressionnante. Un beau chantier. Une belle leçon. Nous montons dans ses tours. A pied. Mon vertige revient à toute vitesse. Putain d’escaliers en colimaçon. De retour à moins de 3 mètres de hauteur, je respire. Nous avons vu, rapidement, ce que nous devions voir. Pas plus. Nous achevons donc notre tournée en métro, direction l’hôtel. Récupération de notre valise. En route pour un loueur de voiture du côté de la gare. Il est 16h. Il est l’heure de quitter cette ville. Nous y reviendrons demain de toute façon. Le ciel se couvre, et il fait beau à Paris. Allez comprendre. Direction Roses sur l'AutoPista 7. Les chevaux de notre 206 rugissent du plus qu’ils peuvent. Nous allons bouffer du bitume pour accéder à notre paradis… Adria Ferran, fait chauffer tes fourneaux, la Damdam’s family est sur la route de El Bulli...

On s’approche, on s’approche…

mercredi 06 avril 2005

Non, je ne partage pas pour le moment

Je n’ai pas arrêté de vous saouler avec El Bulli, mais jusque là, je ne vous ai rien montré. Rien raconté. J’ai tout gardé en moi. Enfin non, pas tout, mais bref… Alors, je vais y aller progressivement. Mon blog part en vrac de toute façon, alors autant en faire le blog du restaurant El Bulli. Il y a des choses à dire, à raconter, du bien, du mal. Pas beaucoup de mal en fait. Alors, on commence aujourd’hui, avec la première escale de ce trip gastronomique au pays des « Olé ».

Panneaubarcelone CDG : Le vol est à l’heure mais retardé
Arrivé à l’aéroport, terminal 2F (c’est celui qui tient encore debout), un monde de folie (pas privée du tout). Tout le monde part en week-end je pense. Je retrouve des queues pas possible que je n’avais pas vu depuis mon expériences guadeloupéenne. Mais j’ai un sésame. Il s’appel Fréquence Plus Bleu. Avec ça, je peux m’enregistrer directement au comptoir « First Class ». La classe. Le gain de temps surtout ! En deux minutes nous étions enregistrés. Après le message offert par le ministère de l’intérieur, palpé sur le rythme des bips du détecteur de métal (sensible ces bêtes à présent), nous accédons au terminal. Deux cocas et 14 euros plus tard, nous nous installons devant la porte d’embarquement. Vol AF1949 – 18h20 - A l’heure. Enregistrement prévu à 17h45. Mes fesses oui ! Bien entendu, nous avons embarqué à 18h15, ce qui laissait une marge de manœuvre très limité à l’équipage pour tenir ses délais. Qui n’ont donc pas été tenu. Assis, mon USA Today entre les mains (genre !), l’A319 d’Air France décolle.

Direction Barcelone.

Viva España !

Barceloneairfrance

« L’Espagnol en 16 minutes » = arnaque
Ma salade de patte avalée dans l’avion, je reprends mon bouquin pour travailler mon espagnol, que je n’ai pas mis en pratique depuis… depuis jamais en fait. Je fais de progrès fulgurant. A défaut d’être bilingue, je devrais pouvoir indiquer à mon taxi la direction à prendre, le nom de mon hôtel et que j’aime bien les tortillas. Survie quoi !

« Mesdames et messieurs, nous venons d’atterrir à Barcelone, blah, blah, les coffres à bagage, blah, blah, chute d’objets, blah, blah, arrêt complet de l’appareil. »

Taxi Chouette. Direction les tapis à bagages. J’en profite pour lire le nom de notre hôtel. Pas franchement local le nom, d’actualité cependant : Montecarlo. Le temps de fumer trois cigarettes au moins (de souvenir, car un non fumeur s’emmerde ferme devant ces tapis) et notre bagage arrive. Direction la « Salida ». Etrange, il est inscrit « Sortida ». Bah, encore plus simple alors ! Directions les taxis à présent. Pas de queue. On est les seul. On s’insère dans le véhicule noir et jaune. Et dans mon espagnol approximatif je sors :

« Hola ! Queria ir a la hotel Montecarlo, calle de la Rambla por favor ».

« Hein ? Catalan ? »

« Hein ? No Catalan, Montecarlo ! »

« CATALAN »

Et oui, cruel détail. J’ai révisé de l’espagnole Castillan. Bin voyons ! Fallait y penser tient ! Je range mon bouquin, et montre au chauffeur mon courriel imprimé. Fièrement il me répond :

« Ha ! Hotel Montecarlo ! Las Ramblas ! »

C’est a présent clair, les chauffeurs de taxi espagnol valent ceux de Paris. Bien cons comme on les aime. Surtout les Catalans d’ailleurs. Ou alors je suis tombé le prototype expérimental. Bien avancé dans ce cas. Je boude dans mon fauteuil, et le véhicule démarre comme un taureau qui aurait une patte de cassé. Direction mon courriel… On verra bien comment se passera la suite…

To be continued…

Comment qu’on se retrouve !

Chaine C’est phénoménal. Avec un blog, votre passé vous rattrape à toute vitesse. Votre présent aussi cela dit. C’est peut-être une des possibilités les moins immatériels du net finalement.

Sister !
Ma grande sœur a eu droit à une visite de mon blog il y a quelques moi. Une visite effectué avec mon père d’ailleurs. Elle n’y voyait pas l’intérêt et trouvait ça même « malsain » d’écrire sa vie sur Internet. Bide total donc. Mais voilà qu’hier, mon téléphone sonne (oui, mon « Noknok in the heaven door »). Et voilà ti-pas que Mademoiselle Damdam-sœur me dit qu’elle cherchait des infos sur je ne sais quoi, et que mon blog est apparu dans la liste de résultats de sa recherche Yahoo. Je suis à moitié surpris vu les mots-clefs tapés par certains de mes visiteurs (pour info, un fan de Francis Lalanne vient quasi tous les jours sur mon blog en cherchant dans Google : dernier album francis lalanne. Troublant !). Et là, de rajouter :

« C’est incroyable que des gens laissent des commentaires à tes messages. En tout cas, c’est bien ce que tu as écrit là… »

Bingo. Ma présentation ne l’avait pas convaincu, mais le fait de tomber par elle-même dessus la convaincue. Elle en met une couche supplémentaire :

« Tu pourrais peut-être m’aider à trouver un mec avec ton blog ! »

Rire ironique de toute part. Néanmoins, le message est passé ! Et relayé !

Guadeloupe
Guadeloupe Hier soir, je reçois un courriel. Une relation de Guadeloupe. Oui, j'ai habité en Guadeloupe pour ceux qui ne suivent pas. Il me présente sa situation. Évidement, avec mon blog, il en sait plus sur moi ! Et ça me fait plaisir d’avoir de ses nouvelles. Et puis, on se dit que le monde n’est pas si grand. Et pas si petit non plus. Ou peut-être est-ce la blogosphère qui n’est pas si petite. Je ne sais pas. Et c’est comme ça. Grégory a un blog lui aussi, moins perso. Il ne s’y dévoile pas. C’est son choix. On fait ce qu’on veut. Et puis, en Guadeloupe, on ne peut pas écrire n’importe quoi. C’est une île. Pour le coup, le monde est petit là bas. Pour de vrai. Au moins, ce blog m’aura permis de retrouver certaines personnes. Un autre ami, qui lui est en Nouvelle-Zélande, m’a trouvé via mon blog…

Mes amis, je vous le dis, si on se perd de vue, j’ouvrirai un blog. Juste pour le plaisir de se retrouver. Car moi, je le sais. J’en ai la preuve. Ca marche !

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